Le pays des Batammaribas

Le Koutammakou

Site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco

HISTOIRE et

Le Koutammakou : Le pays des Tamberma ou "ceux qui façonnent la terre".


Géographie :

Le nom Tamberma est une déformation Bétammariba qui signifie "les architectes de la terre" ou les maçons.

Le Koutammakou, le pays des Batammariba ou Tamberma est situé dans la Région de la Kara au nord Togo, au nord-est de la préfecture de la Kéran, entre la Rivière Kéran et la République du Bénin. Ce territoire de 50.000 ha, à cheval sur la frontière entre le Bénin et le Togo, est dans une savane dominée par les massifs montagneux de l'Atakora. Il est constitué d'environ 30 000 âmes réparties dans 3 cantons : Nadoba, Koutougou, et Warango.


Histoire :

Appelés "Tamberma" au Togo ou "Somba" au Bénin, ils appartiennent à l'aire culturelle Paragourma. 


Selon les traditions orales véhiculées, ils ont une origine divine "décente du ciel". Ils sont les enfants de "Fawaafa", le serpent souterrain qui couverait dans un lieu secret les œufs d'où sortirent leurs premiers ancêtres.

Les Bétammariba se disent originaires de Dianaba au Bénin. "Dinaba" (Dinabakobé) est un mot venant d'un ancien roi Mossi : le Moro Naba. Dinaba se situait à l'Ouest donc du côté du soleil couchant. Ils partagent certaines coutumes avec les Mossi et les Gulmatchéba parmi lesquels ils auraient séjourné.

Les Batammariba se seraient réfugiés dans la zone actuelle entre les 16ème et 18ème siècles pour mieux se protéger de la domination que cherchaient à imposer les royaumes des Mossis, Gourmantché ou encore Mamprussi et Dagomba. La tradition raconte que les Babiatiba, un groupe ethnique maîtrisant bien les techniques de forge et qui était déjà établi dans la région de la Kéran les auraient accueillis amicalement et qu'ils auraient cohabité et se seraient même unis, avant que certains d'entre eux ne quittent la région.


Les Hommes :

Le Koutammakou, le pays des Tamberma, abrite les Batammariba dont les takienta ou tata temberma, petits fortins à deux étages ne comportant qu'une ouverture, sont devenues un symbole du Togo. Celles dotées d'un grenier sont caractérisées par une forme quasi sphérique surmontant une base cylindrique. Certaines possèdent des toits plats, d'autres des toits de chaume coniques. Elles sont regroupées en villages comprenant des espaces cérémoniels, des sources, des rochers et des sites réservés aux cérémonies d'initiation. Originellement c'est un habitat de guerrier, conçu pour assurer une protection efficace contre les invasions tribales et, plus tard contre les colonisateurs.  Ces takienta ou tata tamberma , ces terres agricoles et ces forêts, cette structure sociale structurée en classe d'âge, sont le reflet de l'association spirituelle entre le peuple et le paysage. Pour les Batammariba, la nature est étroitement associée aux rituels et aux croyances de la société qui se définit par son authenticité en raison de la fidèle conservation de ses traditions. Cette société se manifeste dans l'harmonie entre les hommes et les ressources naturelles environnantes. Les Batammariba sont soumis à des préceptes et pratiques traditionnels durables légués par les ancêtres.


Le Diffoni :

Le Diffoni est le rite initiatique des garçons qui a lieu tous les quatre ans. Les garçons au cours des différentes étapes sont initiés aux traditions de la tribu et font notamment leur éducation sexuelle. Le diffoni implique une retraite dans la forêt sacrée où habite le génie de la terre. Plusieurs épreuves sont prévues pour développer les aptitudes des jeunes gens à devenir adulte. A la fin des cérémonies, ils reçoivent les attributs des chasseurs (chapeau à cornes de buffles, armes et boucles d'oreilles en cuir).


Le Dikuntiri

Le Dikuntiri, le rite initiatique des jeunes filles, est plus court. A leur sortie, elles portent un chapeau à cornes d'antilope. Ainsi devenues femmes, elles peuvent alors habiter chez leur mari.

Le site de Koutammakou, le pays des Batammariba, est classé patrimoine mondial de l'UNESCO comme exemple exceptionnel de système de peuplement traditionnel, lors de la 28e session du patrimoine mondial, tenue à Souzhou (Chine) du 28 juin au 7 juillet 2004. Il fait partie des 100 merveilleux sites du monde.


article signé par: l'Association pour la Promotion de la Culture, des Arts et des Loisirs (APCAL)- Togo

CULTURE

Réserver votre séjour en pays Tamberma

Pour en savoir plus

nous vous conseillons de lire cette publication

Eric YAO et l'agence TTSE

vous attendent